LES LUSIGNAN DU POITOU AUX CROISADES

 

Trois furent prisonniers dans les geôles sarrasines :

Hugues VII, Guy et Amaury de Lusignan

Quatre furent tués en Egypte et en Palestine :

Hugues IX dit le Brun, Raoul 1er d'Exoudun de Lusignan…,

Hugues X et Hugues XII de Lusignan – Poitou.

 

 

 

PREMIERE CROISADE  1096 – 1145.

 

HUGUES VI dit le Diable, (1059-1065) Sire de Lusignan – Poitou

Marié à Hildegarde de Thouars (1039-1110).

DEUXIEME CROISADE 1145 – 1188.

 

HUGUES VII    Le Brun (1065-1151)

Marié à Sarrasine de Lezay (1067-1144)

 Est en Palestine en 1165. Prisonnier à la bataille de Harenc n'est pas encore de retour en 1169.

 

GUY DE LUSIGNAN  (1150-1155) Roi de Jérusalem, seigneur de Chypre.  

Bataille d'Arsouf et d'Hattin – 1187. Prisonnier de Saladin - Mort en 1194 à Chypre.

 

AMAURY de LUSIGNAN (1145-1205)  Connétable de Jérusalem.

Bataille de Hattin – Prisonnier de Saladin 1187.

 

GEOFFROY, Comte de Jaffa et d'Ascalon, Sire de Vouvant et Mervent.

Epouse Eustache Chabot  + 1224.

 

TROISIEME CROISADE - 1188 – 1195.

 

HUGUES IX  dit le brun  (1163-1219)  

Comte de la Marche, Seigneur de Lusignan, Couhé et Château Larcher.

 

GEOFFROY   de LUSIGNAN  - Poitou

 

AMAURY  de LUSIGNAN

 

CINQUIEME CROISADE -  1198 – 1220.

 

HUGUES 1er de LUSIGNAN, Roi de CHYPRE (1193-1218)

S'engage avec la chevalerie du royaume Chypre/Lusignan.

RAOUL 1er d'EXOUDUN de LUSIGNAN (­1160-1218) Comte d'Eu, Seigneur de Benet, Melle, Civray, Chizé, La Mothe, Vicomte de Châtellerault. Avait épousé Marguerite de Courtenay puis Alix d'Eu  (4ème frère de Hugues VII, Guy, Aymeri et Geoffroy).

 + Tué à Saint-Jean d'Acre en 1218. Il participe  à la bataille de Bouvines en 1214. Une autre source le fait décéder à Melle…

 

Son fils Raoul II (1214-1246) Comte d'Eu, d'Hastings, de Guines, Seigneur de Melle Civray, Chizé, La Mothe, avait épousé Jeanne de Bourgogne, Yolande de Dreux et Philipine de Dammartin, de qui il eut Marie, comtesse d'Exoudun (+1260) qui se mariera avec Alphonse de Brienne.

Sources : Armorial général J.B. Rietstap DA 920 date 1230.  

 

RAOUL D'EXOUDUN était le fils de  HUGUES VIII  le Vieux ( 1108-1165) Sire de Lusignan, Comte de la Marche, marié à Bourgogne de Rancon (1125-1169)  Peut-être fils d'Orengarde ? donc demi-frère de Guy…

 

HUGUES IX dit le Brun (1163-1219)

Tué à Damiette.

 

HUGUES X - Seigneur de LUSIGNAN – Poitou.

 

SEPTIEME CROISADE – 1248 – 1268

 

HUGUES X  Seigneur de Lusignan – Poitou  (1195-1249)

+ Tué en Croisade.

 

HUGUES XI  dit le Brun Sire de LUSIGNAN  -

Poitou  (1220-1250/64).

 

HENRI 1er de  LUSIGNAN, Roi de Chypre.

 

HUITIEME CROISADE –

 

HUGUES XII  de LUSIGNAN (1238-1270)

+ tué en croisade. Comte de la Marche et d'Angoulême,

Seigneur de Lusignan et de Fougères.

 

LES COMTES D'EU

 

Les Lusignan – Deuxième dynastie des comtes d'Eu. (Extrait du livre de Ghislain Gaudefroy – Editions Page de Garde).

 

La lignée masculine des comtes d'Eu, issue des Rollonides s'éteignit en la personne du comte Henri II qui n'eut qu'une fille Alix. Celle-ci épouse Raoul d'Exoudun de Lusignan, d'une famille étrangère à la Normandie, mais appartenant à un comté dépendant de l'empire de Richard Cœur de Lion. Il s'étendait alors jusqu'aux Pyrénées. Raoul était le sixième fils de Hugues IX comte de la Marche et de Jeanne de Bourgogne, et qui avait deux frères dont les drames familiaux, supposés ou réels, eurent des implications dans la vie des comtes d'Eu.

 

L'un, Guy de Lusignan, roi de Jérusalem, fut fait prisonnier lors de la bataille de Hattin par Saladin. Selon la légende, Raoul serait parti en Palestine pour le délivrer entraînant avec lui le sire de Froideville pour le plus grand malheur de celui-ci.

 

L'autre, Hugues de Lusignan, comte de la Marche, connut une mésaventure qui fit basculer la Normandie dans le royaume de Philippe-Auguste.

 

Le comte d'Eu, Henri, 2ème du nom, aurait participé à la troisième croisade et périt sous les murs de Saint-Jean d'Acre le 11 juillet 1191, deux jours avant la prise de cette ville par les rois Richard et Philippe Auguste (une autre version le fait mourir plus tôt). Curieusement c'est également devant Saint-Jean d'Acre que périra son gendre et successeur Raoul de Lusignan vers 1218. La fille d'Henri, Alix avait épousé vers 1191 Raoul de Lusignan. La chronique des comtes d'Eu mentionne Radolphus de Yssoulduno (Exoudun, localité poitevine sur laquelle s'élève également le Prieuré de Fomblanche). Il mourut en Poitou précise un autre texte : Aalis fit apporter  le corps de noble seigneur Radulphus de Yssouduno à l'abbaye de Foucarmont (Fomblanche), dans le chœur, derrière l'autel et y sont ses armes pourtraites. Et fut l'an 1219. La dite Aalis trespassa l'an  1245. La fille de Son fils, Raoul II, Marie de Lusignan épousa Alphonse de Brienne (1249-1270).

 

LE DEBUT DE LA GLOIRE

 

Le premier acte éclatant par lequel les Lusignan vont s'illustrer, sera la création d'une institution religieuse et humanitaire à la fois. Voici dans quelles circonstances :

 

Les dangers innombrables qu'on courait dans le pèlerinage de Jérusalem, tombée au pouvoir des musulmans, n'empêchaient pas les occidentaux les plus éloignées de l'entreprendre. De temps en temps, des pèlerins ayant à leur tête un seigneur important allaient en Terre Sainte, où les chrétiens opprimés demandaient du secours. Parmi les preux qui avaient déjà visité la Palestine en 1062, se trouvait un gentilhomme français nommé Robert, Sire de Lusignan. De concert avec ses frères, il avait quitté son manoir du Poitou pour venir défendre le tombeau du Christ.

 

Attiré par le bruit des miracles qui s'opéraient au tombeau de Sainte-Catherine, dans le mont Sinaï, il fut frappé de l'état d'abandon dans lequel se trouvaient les nombreux pèlerins qui venaient vénérer les reliques de la Sainte. Aidé dans sa pieuse entreprise par ses nobles et fidèles compagnons, il fonde, au lieu du célèbre pèlerinage, un hospice sur le modèle de celui du Saint-Sépulcre ; il y établit des religieux qui se consacrent au soin des malades et qui s'engagent à défendre les pèlerins et à garder le tombeau de l'illustre martyre. Ces chevaliers embrassent aussitôt la règle de Saint Basile, l'an 1063. Ce fut l'origine de l'ordre humanitaire et hospitalier de Sainte-Catherine du Mont Sinaï.

 

Les chevaliers, rapporte Elias Ashmole, dans son ouvrage sur l'Ordre de la jarretière, publié à Londres en 1672 ; prêtaient serment dans la main du Grand-Maître et dans celle de l'Abbé du monastère ; ils faisaient vœu de chasteté et juraient de garder le tombeau de la Sainte pendant deux ans.

 

Robert, dont la renommée s'était répandue en Palestine, accourut, quoique vieux, auprès du duc de Lorraine, Godefroy de Bouillon, pour lui prêter son appui contre les infidèles, et, Robert fut créé comte de Joppé (Jaffa) et d'Ascalon. C'est ainsi que les Lusignan s'établirent en Palestine. Dans la suite, Guy, sire de Lusignan, que les écrivains du temps nous dépeignent comme le plus beau et le plus courageux des chevaliers chrétiens, épousa Sibylle, sœur de Baudouin IV, roi de Jérusalem. Ce monarque, désolé des progrès toujours croissants des Turcs, avait, sur le conseil de Guy, son beau-frère, envoyé en Europe le patriarche et les grands-maîtres des Templiers et des Hospitaliers auprès du pape Lucius et de l'empereur Frédéric, afin d'obtenir de nouveaux secours en argent et en troupes. Etant devenu aveugle par suite de la lèpre ; Baudouin nomma Guy Régent du royaume. Mais celui-ci, ne pouvant contenter les seigneurs qui enviaient son sort, fut contraint de céder la place au comte de tripoli qui avait déjà gouverné pendant la minorité du prince. Il se retira à Ascalon, attendant les évènements que la providence lui préparait et le moment favorable pour exercer une autorité dont sa bravoure et ses vertus l'avaient rendu digne.

 

A cette époque, les Maronites, guidés par les enseignements et l'exemple de leur patriarche Amaury, rentrèrent dans le sein de l'église catholique. Guy de Lusignan ne fut point étranger à cette heureuse conversion, car nous verrons plus tard cette noble et généreuse nation, toujours reconnaissante, accourir auprès de lui quand il prendra possession de l'île de Chypre.

 

Sur ces entrefaites, Baudouin IV meurt, le 16 mars 1185, et son fils Baudouin V, qui lui succède à l'âge de sept ans, est aussi emporté par la lèpre l'année suivante. Le sceptre passe alors dans les mains de Guy, son beau-père. La reine Sybille est aussitôt assiégée d'une foule de courtisans jaloux et ambitieux qui ne peuvent voir à leur tête un chef qui n'est pas disent-ils, de sang royal. La reine annonce son intention de se séparer de son époux et de choisir celui qu'elle croit le plus digne et le plus capable de défendre le royaume. On se range à son avis, et l'on s'engage à ratifier le choix qu'elle aura fait au pied des autels. Guy, résigné, se soumet à la volonté de la reine et se confie à la divine providence, qui manifestera bientôt d'une manière éclatante et inattendue sa volonté toute-puissante.

 

 

Création de l'Ordre de Mélusine

 

Au jour désigné, Sibylle se rend à l'église du Saint-Sépulcre, entourée des officiers et du peuple. Le patriarche  Héraclius, revêtu des ornements pontificaux, prononce la sentence et remet à la reine la couronne de Jérusalem, en invitant à ne la confier qu'au plus digne. L'émotion est vive dans cette auguste assemblée ; le cœur de plusieurs palpita d'espérance au moment solennel. Mais Dieu veillait sur les siens. La reine prend la couronne des mains du patriarche et la dépose sur la tête de Guy, son époux, à genoux devant elle. C'est ainsi que Lusignan devint roi de Jérusalem, l'an 1186 ; il reçut aussitôt l'onction sainte et le serment de fidélité de ses sujets.

 

Afin de perpétuer le souvenir de cet évènement, et pour témoigner au nouveau roi son attachement inviolable, Sibylle institua, dit-on, l'Ordre de Mélusine, en mémoire de la fée Mélusine, mère légendaire et génie tutélaire de la Maison de Lusignan.

 

Ce fut un Ordre essentiellement humanitaire et religieux, car les chevaliers, d'après les statuts, étaient tenus de pratiquer les vertus chrétiennes et de se faire les propagateurs de la religion et de la charité.

 

 

En quittant la Palestine pour Chypre après la perte de Jérusalem, Guy de Lusignan emmena avec lui trois cents barons qui lui étaient demeurés fidèles et qui voulurent s'établir auprès de lui. Pour leur témoigner sa reconnaissance Amaury de Lusignan institua en 1195 l'ordre de Chypre dit de l'épée et du silence dont il les rendit titulaires. Les chevaliers prêtaient serment de défendre la religion et de garder le silence sur les affaires de l'état. Les lettres S.R. (Securitas Regni) formaient la devise de l'Ordre. C'est le troisième Ordre de cette Maison royale, car elle avait conservé avec le plus religieux respect la maîtrise des Ordres de Saint-Catherine et de Mélusine.

 

Les Maronites qui, attristés de son départ de Terre Sainte pour Chypre, harcelés par les Turcs et désireux de vivre en paix sous un roi qu'ils aimaient, vinrent en Chypre au nombre de soixante mille. Guy leur donna des terres où ils s'établirent ; ils formèrent ainsi soixante-deux villages qui devinrent florissants. Le roi mourut l'année suivante (1194), emportant les regrets des chrétiens et l'estime des musulmans. Tel fut le premier chef de cette dynastie que Dieu destinait à la garde des croisés, et qui, d'après les desseins de la providence, devait continuer, dans l'ombre et le silence, la grande lutte de la civilisation chrétienne contre le fanatisme musulman.

 

 

 

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mis en ligne par l'Ordre Royal de Mélusine.
Exoudun - 1er Janvier 2011.

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