LES FRERES CHORENE ET AMBROISE CALFA

 

 

Extrait des Etudes Arméniennes – Tome II – Imprimerie Nationale

Librairie Paul Geuthner, rue Jacob – Fascicule 1 – 1922.

302 – J. Mathorez. Déjà, on a mentionné le père Alisban qui traduisit en arménien des œuvres françaises. Plus connus sont les frères Calfa, originaires du Khorassan arménien.

 

 

 Corène CALFA ou Monseigneur Khorène (Auteur d'un ode patriotique sur l'Arménie), l'un des dirigeants du Collège National, était lié avec Lamartine et Victor Hugo. Il était musicien, poète et homme politique. Non content de traduire en langue arménienne les œuvres de ses illustres amis, il publia une tragédie arménienne intitulée Arschag II. Ses occupations littéraires ne le détournèrent pas du soin de s'occuper de ses compatriotes. En 1878, l'ancien patriarche de Constantinople, Khrimian, partait pour le congrès de Berlin comme chef de mission arménienne. Il emmenait avec lui Chorène Calfa et Minas Tchéraz. Khorène s'éleva dans la hiérarchie ecclésiastique. Sacré évêque en 1867, il fut fait archevêque de Béchiktah-Constantinople en 1873.

 

 

Anbroise CALFA, (Né en 1829), qui est en malin, se réveilla prince de Lusignan, dont il était un descendant…, était non moins cultivé  que son frère. Il composa un dictionnaire arménien-français en 1881, plusieurs fois réédité ; la quatrième édition, qui date de 1898, est signée de son nouveau patronymique : G.A. Narbey de Lusignan. Outre ce travail considérable, Ambroise Calfa publia des guides de conversation. Il traduisit des œuvres de Fénelon, Bernardin de Saint-Pierre et fit également connaître aux Arméniens quelques-unes des œuvres de Lamartine et de Victor Hugo avec lesquels il était uni par des liens d'affection. Faut-il rappeler que Victor Hugo quitta cette vie dans une maison qu'il louait au prince de Lusignan ?

 

 

N.B. Ambroise Calfa fut un des fondateurs du Collège Samuel Moorat (concurrence du Collège national Arménien) fondaient à Paris un journal franco-arménien, la Colombe du Massis. L'existence du collège (vingt quatre ans) et celle du journal furent éphémères. A la distribution des prix, c'est Corène Calfa qui avait composé la prière pour la Patrie et les chants arméniens étaient interprétés par Amitza Calfa. Il décéda à Neuilly en 1906. On dit qu'il aurait terminé sa vie comme directeur du buffet de la gare de Varallo prés de Milan, ce qui paraît étonnant pour un homme aussi lettré et d'ailleurs décédé à Paris.

 


Médaille de l'Ordre de Mélusine.
(Fonds privé du Gouverneur de l'ordre).

 

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Exoudun - 1er Janvier 2011.

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